Le prochain chapitre du soudage : six faits saillants du Rapport 2026 sur l'industrie canadienne du soudage du Groupe CWB
Le prochain chapitre du soudage : six faits saillants du Rapport 2026 sur l'industrie canadienne du soudage du Groupe CWB
L’industrie canadienne du soudage demeure un pilier de l’économie nationale, soutenant des secteurs essentiels comme la fabrication, la construction, l’énergie, les transports, la construction navale, l’exploitation minière, les infrastructures et la fabrication de pointe. Plus de 215 000 Canadiens travaillent dans des professions liées au soudage, dont environ 90 200 soudeurs et opérateurs de machines connexes, ce qui rend la profession essentielle à la construction et à l’entretien des infrastructures industrielles et économiques du pays.
Bien que l’emploi global soit demeuré relativement stable au cours de la dernière décennie, l’industrie entre dans une période de transformation importante. Le vieillissement de la main-d’œuvre, l’évolution des politiques d’immigration, l’incertitude économique et les pressions commerciales mondiales continuent d’influer sur la disponibilité de la main-d’œuvre. Parallèlement, d’importants investissements dans les infrastructures, l’énergie propre, l’énergie nucléaire, les véhicules électriques, la fabrication de pointe et les infrastructures numériques créent de nouvelles possibilités pour les professionnels du soudage hautement qualifiés.
Pour l’avenir, le renouvellement de la main-d’œuvre deviendra l’un des plus grands défis de l’industrie. Près de 80 % des postes à pourvoir prévus d’ici 2033 devraient découler des départs à la retraite et de la demande de remplacement plutôt que de la croissance de l’emploi. Même si les pénuries de main-d’œuvre devraient demeurer modérées à l’échelle nationale, la demande variera considérablement d’une région à l’autre : le Canada atlantique devrait connaître les meilleures perspectives d’emploi, tandis que plusieurs provinces du centre et de l’Ouest feront face à des marchés du travail plus équilibrés.
L’innovation technologique transforme également la profession. L’automatisation, la robotique, l’intelligence artificielle, l’Industrie 4.0, l’assurance qualité numérique et les systèmes de fabrication connectés modifient les compétences recherchées par les employeurs. Plutôt que de remplacer les soudeurs, ces technologies accroissent la demande de travailleurs qui allient une solide expertise technique à la littératie numérique, à la résolution de problèmes, à l’assurance qualité et à l’apprentissage continu.
L’avantage concurrentiel du Canada s’éloigne de plus en plus de la fabrication à faible coût en faveur de la fabrication à forte valeur ajoutée, de l’ingénierie de précision, des certifications spécialisées et des applications industrielles de pointe. Les marchés émergents, notamment l’énergie nucléaire, l’hydrogène, la fabrication de véhicules électriques, l’aérospatiale, les minéraux critiques, les centres de données et la fabrication de pointe, devraient générer une demande importante et durable de professionnels qualifiés en soudage.
Pour demeurer concurrentiels, les intervenants de l’industrie, notamment les employeurs, les éducateurs, les gouvernements et les organismes de formation, devront continuer d’investir dans le développement de la main-d’œuvre, l’apprentissage, l’adoption des technologies, la diversité et l’apprentissage tout au long de la vie. Le renforcement du bassin de professionnels des métiers spécialisés sera essentiel pour soutenir la compétitivité industrielle et la croissance économique à long terme du Canada.